Mary Everest: Une Pedagogie Mathematique Innovante

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Au temps de la révolution industrielle du 19ème siècle, Mary Everest Boole détonne. Autodidacte, elle se passionne très tôt pour les mathématiques et son enseignement.

La Révolution Industrielle magnifie la technologie, la science, le progrès et l’innovation. Mais le rôle de la femme reste limitée à celui de mère et d’épouse,  Mary Everest Boole ne se décourage pas et passe sa vie à partager ses découvertes à travers des ouvrages et publications d’un apprentissage heureux, conscient et sans effort des mathématiques.

Des idées novatrices où l’inconscient et la psychologie ont toute leur place dans une nouvelle pedagogie mathematique.

Marie Everest: l’inconscient et la psychologie au service de l’apprentissage

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Une enfance peu ordinaire: une féroce envie d’apprendre et de transmettre

La petite Mary Everest naît en 1832 dans le petit village de Wickwar, Gloucestershire en Angleterre.
Elle a une enfance peu commune, elle passe les 11 premières années de sa vie à Poissy, en France où la famille s’astreint à de séances d’homéopathie extrêmes menées par son père le pasteur Thomas Everest qui y voit un moyen de prévenir les maladies.

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Elle poursuit sa scolarité grâce à un tuteur Français Monsieur Deplace qui lui fait l’école et délivre un enseignement en mathématiques qui lui permet d’apprendre sans effort: une pedagogie mathematique qui va beaucoup l’influencer.

En tant que fille puis femme dans cette Angleterre du 19ème siècle, c’est un choc, une véritable tragédie quand elle réalise qu’elle ne peut poursuivre de scolarité, en particulier son apprentissage des athématiques.  Elle a un frère qmui n’aime pas les études, contrairement à elle qui adore apprendre. Mais elle continue de s’instruire elle-même à travers l’étude des calculs (à travers les livres de bibliothèque de son père).

 

Les mathématiques sinon rien !

Elle peut aussi compter sur son oncle le colonel George Everest, le célèbre géopgraphe des Indes qui a donné son nom au mont Everest. Il s’attache à répondre à toutes ses questions quand elle leur rend visite à Cork, Irlande.

C’est d’ailleurs lors d’une de ses visites qu’elle fait la rencontre de son futur mari, George Boole, mathémathicien célèbre qui a inventé les booléens (ET/OU).

Durant ses années de mariage, Mary Everest Boole conseille son Mathématicien de mari George Boole dans ses oeuvres et contribue frandement en tant que rédactrice à l’écriture de  « The Laws of Thought », un ouvrage sur la logique algébrique

 

Une pedagogie mathematique avant-gardiste où l’inconscient et la psychologie sont au service de l’apprentissage

Un veuvage qui la pousse à se réaliser

A la mort de son mari en 1864, elle se fait embaucher en tant que bibliothécaire dans le premier collège de femmes en Angleterre, le Queens College. Elle ne peut ni étudier, ni enseigner dans cet établissement. Mais, très vite elle donne des cours de manière officieuse et on lui reconnaît son incroyable talent pour l’enseignement.

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Mary Everest Boole développe une nouvelle pédagogie au Queens College en Angleterre

Mais bientôt elle se fait évincée de se poste pour une controverse sur le livre qu’ell est en train d’écrire « Logic Taught by Love » en 1889.

Elle est embauchée comme secréataire par un ami de la famille Sir James Hamilton, célèbre chirurgien et auteur, expert dans l’art du raisonnment et de l’esprit.

A ses côtés, elle y trouve des éléments indispensables à la méthodologie de l’enseignement des maths qu’elle décrit dans 3 autres livres:

  • « The Preparation of the Child for Science » (La préparation de l’enfant pour la Science) cliquez ici pur accéder au livre
    • Il a eu un gros impact dans les écoles progressistes en Angleterre et aux Etats Unis durant la 1ère moitié du 20e siècle.
  • « Philosophy and Fun of Algebra » (Philosophie et Plaisr de l’Algèbre) cliquez ici
    • En 17 courts chapitres, Boole présente les concepts de base de l’algèbre, avec une variété d’exemples et de bribes de théorie mathématique, le tout assaisonné de pincées anecdotiques d’histoire et de philosophie. Elle fait fréquemment référence à des événements et des personnages bibliques.
  • « The Message of Psychic Science for Mothers and Nurses » (Message de la science psychique pour les mères et les infirmières) cliquez ici

Une nouvelle pedagogie mathematique qui mêle pratique et psychologie:

l'enfant se familiarise avec les maths en manipulant des objets

  • Le rôle de l’inconscient dans la psychologie de l’apprentissage.
  • La concentration et les Images mentales
  • Les enfants ne savent pas comment les idées mathématiques qu’on leur enseigne ont vu le jour, ils ont besoin de connaître l’histoire des mathématiques pour y être connectés et apprendre mieux.
  • L’importance d’établir des liens entre les mathématiques et la vie. Elle commence toujours ses explications par des petites histoires puis  les connecte avec la littérature et la philosophie.
  • Le fait qu’un enfant se familiarise avec les mathématiques dès son plus jeune âge, non pas par un enseignement formel, mais plutôt en manipulant des objets tels que des sphères, des cubes, des cônes, etc.
  • Le travail collaboratif est encouragé car il permet de partager les découvertes, de confronter les idées, pour progresser vers plus de savoir.
  • Le fait de trouver par soi-même: Lorsqu’il s’agit de résultats mathématiques plus avancés, l’enseignant ne doit jamais les énoncer mais poser des questions à l’enfant jusqu’à ce qu’il trouve le résultat par lui-même.
  • Sa grande invention reste le curve stitching ou « carte à coudre », connue aussi sous le terme « tableau de fils ». Il permet aux enfants d’apprendre la géométrie et l’analyse en expérimentant par eux-mêmes. Il peut être utilisé dès le jardin d’enfants, jusqu’à l’université.

Un mentor pour les générations à venir

Bien avant Freud (elle ést née 24 ans avant lui), Marie Everest Boole a établit l’importance de la psychologie dans l’apprentissage dans sa pedagogie mathematique.

Elle ainsi influencé de nombreux penseurs dont nous parlerons dans les prochains articles tels que Maria Montessori.

 

C’est article fait partie de mon défi 30 jours; retrouvez-en la description via le lien suivant https://la-baguette-math-et-magique.com/mon-defi-30-jours-pour-devenir-bon-en-maths/

 

 

 

 

 

4 Comments

  1. Je ne connaissais pas du tout cette femme! Je suis ravie de faire sa connaissance! 😉 Dommage que l’histoire des sciences oublie si facilement les femmes qui se sont battu pour contribuer à l’avancée des connaissances!

    • Absolument Claire, merci pour tes retours. Tant de femmes courageuses et avant-gardistes se sont révélées en sciences en laissant un très bel héritage. Elles méritent d’être connues et reconnues.

  2. je découvre par cet article Mary Everest. L’Histoire a souvent tendance à occulter les réalisations féminines et à ne retenir (presque) que celles des Hommes. Un vrai plaisir de redécouvrir ce personnage !

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